Historique de l'Association.

07 décembre 1981 : création de l'Association

L’association SOLEN a été créée et déclarée en Préfecture de l’Ardèche, avec comme objet « d’accueillir et d’héberger temporairement des personnes en difficultés morales ou matérielles ».

Suite à cette déclaration, l’Association a été autorisée à ouvrir un CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) pour un « accueil mère-enfants » en hébergement collectif, dénommé « la Providence » situé en centre ville, place de la Pécourte. L’ouverture de cet accueil a été effective en décembre 1982 avec une capacité de 27 places.

1986 : Evolution du mode de prise en charge

La structure fonctionne sur ces modalités jusqu’en 1986, date à laquelle l’hébergement va évoluer sur un hébergement à la fois collectif, avec le maintien de La Providence, mais aussi individualisé, par la location de quelques appartements mis à disposition de certaines familles pendant leur prise en charge. Ce mode d’accueil dit « d’hébergement diffus » deviendra unique, puisque l’Association décide de quitter les lieux de la Providence et d’abandonner définitivement l’hébergement collectif.

Désormais l’accueil proposé à SOLEN sera donc indépendant et individualisé pour chaque famille. Ce type d’accueil reste d’actualité.

Depuis l’adoption de la Loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 le statut des CHRS est conforté et leurs missions élargies. Le label CHRS se décline maintenant « Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale » (antérieurement le « R » du sigle CHRS se déclinait sous le terme « Réadaptation »). La Loi propose également une nouvelle rédaction de l’article 185 du code de la famille qui définit le cadre de l’aide sociale à l’hébergement :

« Bénéficient, sur leur demande, de l’aide sociale pour être accueillies dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, les personnes et les familles qui connaissent de graves difficultés, notamment économiques, familiales, de logement, de santé ou d’insertion, en vue de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.

Depuis cette loi de lutte contre les exclusions, les CHRS rentrent désormais dans le champ d’application de la loi du 30 juin 1975, loi cadre relative aux institutions sociales et médico-sociales en général. Cette « introduction » vient confirmer et asseoir la place des CHRS dans le cadre de l’action sociale en France.

Sur cette logique, les missions dévolues à l’Association SOLEN se sont élargies et diversifiées progressivement. Ces missions se redéfinissent périodiquement tous les trois ans, dans le cadre de l’élaboration d’un schéma départemental animé par notre autorité de tutelle, la DDASS.

C’est ainsi que la capacité d’accueil du CHRS a été portée à 30 places (au lieu de 27 places antérieurement), mais surtout les caractéristiques du public accueilli se sont diversifiées puisque, depuis la finalisation du premier schéma départemental, nous sommes habilités à accueillir « tout public » au CHRS :

  •  23 places pour l’accueil de familles monoparentales (homme ou femme avec enfants) et de couples avec ou sans enfant.
  •  7 places pour l’accueil de personnes seules, homme ou femme.

1990 : Mesures d'accompagnement avec le Conseil Général

Toujours dans le même esprit d’élargissement des activités confiées, l’Association SOLEN est conventionnée sur le dispositif d’aide à l’accès ou au maintien dans le logement, le Fonds Solidarité Logement (FSL). Ce dispositif a été instauré dans le cadre de la Loi BESSON du 31 mai 1990. Depuis sa création, les travailleurs sociaux de SOLEN sont donc désignés pour exercer des mesures d’accompagnement social liées au logement. Ces mesures s’exercent auprès d’un public souvent en grande difficulté au regard de l’accès ou du maintien dans un logement (par exemple jeunes personnes en conflit ou en rupture familial cumulant d’autres difficultés ; familles faisant l’objet de mesures d’expulsion) ou dans la précarité (personnes sans domicile fixe souhaitant accéder à un logement).

L'accompagnement est prévu pour une durée initiale de 3 à 6 mois renouvelable une fois.

1996 : Naissance des actions de santé.

Autre activité de l’Association SOLEN, l’Accueil Santé. Ce service a été créé en 1996 face au constat grandissant des lacunes des dispositifs de « droit commun » pour l’accès à une couverture sociale et aux soins. Pour rappel, à cette période, la CMU (Couverture Médicale Universelle) n’existait pas encore.

Une opportunité sur un financement « d’innovation sociale », en lien avec le soutien de la FNARS et du Ministère de la Santé nous a permis l’ouverture de ce service.

Les activités de l’Accueil santé s’inscrivent tout particulièrement dans le cadre défini par  l’article 1er de la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions. L’accès aux permanences mises en place à l’Accueil Santé est inconditionnel, sans aucun enjeu au titre de l’insertion : le public n’est donc pas « captif » et aucune injonction n’est pratiquée à son encontre.

Le travail d’accompagnement qui s’engage, sur la seule volonté des personnes bénéficiaires, vise donc à garantir :

  • L’accès effectif à la protection de la santé / informer chacun sur la nature et l’étendue de ses droits,
  • Une aide par un accompagnement personnalisé à accéder à ses droits
  • Une écoute et un soutien psychologique si nécessaire
  • L'assurance d'une orientation et d'une coordination des soins.

1er janvier 2001:

Notre association assume la gestion de l’Accueil d’Urgence d’Aubenas. Cette nouvelle mission nous a été confiée à la demande conjointe de la Municipalité d’Aubenas et de notre tutelle, la DDASS, ce dans le cadre de l’élaboration du second schéma départemental, dit schéma de « l’Accueil, l’hébergement et de l’insertion ».

L’Accueil d’Urgence assure plusieurs missions :

  • Un service d’accueil de nuit qui offre une alternative pour des personnes sans abri, sans domicile fixe ou se trouvant dans une situation de « dangerosité » nécessitant un accueil protecteur. Hormis le respect des règles de fonctionnement définies par le règlement intérieur, il n’y a pas d’exigences ou d’injonctions pour bénéficier des prestations du service. L’échec d’une autre forme d’accompagnement (par exemple une mesure d’accompagnement social lié au logement ou une prise  en charge CHRS) ne remet pas en question l’accès à l’hébergement de nuit, qui est donc inconditionnel. La capacité actuelle de l’Accueil de nuit est de 9 places (une chambre de 4,3 et 2 places). L’accueil est inconditionnel et non subordonné à l’engagement de la personne accueillie à s’inscrire dans une démarche d’insertion. C’est un accueil à « bas seuil d’exigence ». Il offre protection, gîte, couvert, hygiène, écoute et premier diagnostic sanitaire et social. Il est organisé et formalisé par le service 115 et fonctionne à minima de 17h00 à 9h00.
  • Un service « d’accueil de jour », ouvert en matinée et s’adressant également au public en grande précarité. Depuis ce début d’année 2003, nous avons fait évoluer notre façon d’accompagner ce public par la création d’un nouveau service, en lien avec l’hébergement de nuit. Ce nouveau Service d’entretiens sociaux d’évaluation et de diagnostic est situé dans nos locaux au 20 Bd Jean Mathon.
  • A l’hébergement de nuit, bd Delattre de Tassigny, s’organise plutôt une réponse aux besoins élémentaires des personnes accueillies (hébergement d’urgence/ douche/ lessive/ première écoute), même si le maintien d’une personne du service éducatif permet un premier lien social.
  • Le Service d’entretiens sociaux d’évaluation et de diagnostic, 20 bd Jean Mathon, permettant lui :
    1. d’engager les premières démarches d’accès aux droits (travail de reconstruction administrative/montage des dossiers CMU/FSL/etc.),
    2. de proposer éventuellement une écoute et un soutien psychologique (présence de deux psychologues)
    3. d’organiser une logique de démarches
    4. une information/une orientation/une coordination avec d’autres services ou dispositifs,
    5. enfin un lieu d’ancrage pour un accompagnement ultérieur.

1er août 2009 :

Notre structure est conventionnée sur l’Accompagnement Dans et Vers le Logement (A.D.V.L.). Cette nouvelle mission, initiée dans le cadre du plan de relance, a pour objectif général de favoriser les sorties « réussies » des structures d’hébergement et de logement temporaire et de redonner ainsi de la fluidité à l’ensemble du dispositif d’hébergement temporaire.

L’accompagnement vise donc à proposer un accompagnement adapté et sans terme précis à toutes personnes (personne isolées ou familles) sortant d’un CHRS, d’un hébergement d’urgence ou de stabilisation, d’une maison relais ou d’une résidence sociale, ou dépourvues de logement, susceptibles d’accéder à un logement mais éprouvant des difficultés importantes rendant problématique leur relogement sans un accompagnement approprié.

L’application du « Référentiel des prestations » nous amène à faire évoluer notre service « Accueil de jour » et d’envisager une délocalisation sur un autre lieu afin d’améliorer la fonctionnalité de ce service.

Cette évolution permet une extension des plages horaires de ce service, qui passe de deux heures à cinq heures quotidiennes continues, soit de 9h à 14 h du lundi au vendredi.

1 er avril 2011 :

L’Accueil de jour le Colibri ouvre dans de nouveaux locaux, avec le projet de création d’ateliers d’insertion, ouvre de nouvelles perspectives.